Dessins Pages De Garde De Geographie 5ème

Ah, la 5ème... une époque révolue, pleine de découvertes (et de crises existentielles pré-adolescentes). On se souvient tous, non ? Et qui dit 5ème, dit forcément... roulement de tambour... Cahier de Géographie !
Et qui dit cahier de géo, dit... Pages de garde. Ces magnifiques (ou pas) œuvres d'art éphémères qui ornaient nos débuts de cahier. C'était un peu notre façon de dire : "Attention, j'arrive, je vais cartographier le monde !" Bon, plus souvent c'était : "J'ai 5 minutes avant le début du cours et j'ai trouvé un stylo 4 couleurs."
L'appel de l'aventure (sur une feuille A4)
On se souvient tous de la pression. Une page blanche, c'était comme avoir l'immensité du globe entre les mains. "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dessiner qui soit à la fois original, pertinent, et qui montre à Mme/M. le prof que je suis hyper motivé(e) par la géographie ?" La réponse ? Rarement un chef d'œuvre digne du Louvre. Souvent, c'était plus proche d'un gribouillage inspiré d'une pub pour des chips.
Must Read
Le grand classique, c'était bien sûr la carte du monde, mais version "j'ai mangé trop de bonbons". L'Afrique ressemblait à une botte difforme, l'Amérique du Sud avait un penchant pour le Pacifique, et l'Antarctique… existait-il seulement ? On l'oubliait souvent, le pauvre.
Petit aparté : Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à dessiner l'Australie correctement du premier coup ? Perso, j'ai toujours eu l'impression de dessiner un chien qui fait la sieste.

Quand les clichés s'en mêlent
Ensuite, il y avait les dessins plus... thématiques. Un palmier penché, un pyramide à moitié effacée (merci la gomme cracra), un igloo bancal... C'était un peu notre façon de dire : "Je connais les continents ! Enfin... à peu près..." On se sentait un peu comme Indiana Jones... mais avec des crayons de couleur et la pression de la sonnerie.
Et que dire des titres ? On se surpassait en calligraphie pseudo-sophistiquée. Des ombres, des couleurs qui bavent... C'était l'occasion de tester toutes les polices de caractères que l'on connaissait (soit trois maximum). "Géographie 5ème", écrit en lettres capitales rouges et bleues, avec un contour noir hésitant. La classe !

L'anecdote : Je me souviens d'un camarade qui avait carrément collé des photos de paysages trouvées dans un vieux magazine Géo. Un plagiat assumé, mais au moins, c'était propre et net. On était tous jaloux secrètement.
Plus qu'un dessin, une déclaration
Au final, nos pages de garde de géo, c'était bien plus qu'un simple dessin. C'était un mélange d'inspiration (plus ou moins réussie), de procrastination assumée, et d'une envie inconsciente d'exprimer notre vision (certes limitée) du monde. C'était un peu comme une carte de visite... version "je suis un élève de 5ème et je fais ce que je peux".
Alors, la prochaine fois que vous voyez un globe terrestre, pensez à ces moments de création intense (et parfois chaotique). Et souriez. Parce qu'au fond, ces pages de garde de géo, c'était un peu le sel de la 5ème. Et ça, ça ne s'oublie pas.
