Encens Pour Purifier La Maison

J'ai un aveu à faire. Un aveu potentiellement scandaleux. Oui, oui, celui qui risque de me valoir quelques regards torves à la boulangerie. Le voici : je suis accro à l'encens.
Voilà. C'est dit. Plus de secrets.
Maintenant, avant que vous ne me jetiez des pierres virtuelles, laissez-moi expliquer. Ce n'est pas de l'encens "new age" ou "spirituel". Non, non. C'est de l'encens... pour le fun. Pour l'odeur. Pour le dérangement olfactif assumé.
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L'encens, cet ennemi public numéro un (selon certains)
Il faut dire, l'encens a mauvaise réputation. On l'imagine souvent associé à des séances de yoga (où, avouons-le, on essaie surtout de ne pas s'endormir), à des lectures de tarot (qui, soyons honnêtes, sont souvent plus divertissantes que prédictives), ou à une tentative désespérée de masquer l'odeur du chat (qui, elle, est indélogeable).
Mais moi, je dis non ! L'encens, c'est bien plus que ça !

Mon secret (pas si bien gardé)
Voici mon rituel. Le matin, avant même de boire mon café (oui, c'est dire à quel point c'est important), j'allume un bâtonnet. Pas un truc compliqué, hein. Un simple "santal" de base, ou un "patchouli" si je me sens particulièrement audacieuse.
Et là, magie ! La maison se transforme. Finis les relents de poubelle à moitié vide, les effluves persistantes de poisson de la veille, les souvenirs olfactifs du chat (oui, lui, il est toujours là). Place à un parfum... disons...envoûtant.

Je sais, je sais. C'est politiquement incorrect. On est censés ouvrir les fenêtres, aérer, utiliser des sprays désodorisants à la lavande (qui sentent plus le produit vaisselle que la lavande, soyons sérieux). Mais moi, j'aime l'encens.
L'art subtil du "j'assume mon mauvais goût"
Et tant pis si les voisins pensent que je pratique des rituels sataniques (après tout, ça les change du bruit de mes playlists 80's). Tant pis si ma belle-mère grimace en entrant, persuadée que j'essaie de masquer une odeur suspecte (ce qui, parfois, est le cas, je l'avoue).

L'encens, c'est mon petit plaisir coupable. C'est mon "je m'en fous, je fais ce que je veux" olfactif. C'est ma manière de dire : "Oui, ma maison sent l'encens. Et alors ?".
D'ailleurs, je suis sûre que secrètement, vous aussi, vous aimez ça. Vous avez juste peur de l'avouer.

"L'encens, c'est le parfum des rebelles. Des anticonformistes de l'odorat. Rejoignez-nous!" – Moi (et quelques autres illuminés).
Alors, la prochaine fois que vous passerez devant une boutique d'encens, ne vous cachez plus. Entrez. Osez. Laissez-vous tenter par un bâtonnet "dragon's blood" ou un cône "ambre royale". Qui sait ? Vous pourriez bien devenir, vous aussi, un(e) accro assumé(e).
Et si jamais vous croisez ma belle-mère, dites-lui que c'est pour le bien-être de l'atmosphère. Ça marche à tous les coups. Ou presque.
PS : Je décline toute responsabilité en cas de disputes conjugales, de réactions allergiques, ou d'accusations de satanisme. Vous êtes prévenus.
