Fahrenheit 11 9 Vostfr Uptobox

Ah, Fahrenheit 11/9. Où commencer ? Peut-être par un aveu : ce n'est pas un film, c'est une cicatrice. Une plaie béante dans le tissu de ma confiance naïve, de mon illusion d'une Amérique "terre de liberté". Et oui, je l'ai téléchargé via Uptobox, version Vostfr, parce que j'avais besoin de chaque nuance, de chaque mot, pour comprendre. Je n'allais pas me contenter de la version doublée, non. Il fallait que je ressente l'angoisse, l'indignation, à travers les voix originales, même si je devais me raccrocher aux sous-titres.
On pourrait parler des statistiques, des faits accablants que Moore déballe avec sa verve habituelle. On pourrait disserter sur la justesse de son analyse (ou son manque de nuance, soyons honnêtes, il y en a). Mais pour moi, ce n'est pas ça qui compte avant tout. C'est l'émotion. L'émotion brute qui te prend à la gorge dès les premières images et qui ne te lâche plus jusqu'au générique de fin. C'est le sentiment d'être pris à témoin, d'être sommé de réagir, de ne plus se contenter de regarder le monde brûler.
Le moment de sidération
Le moment qui m'a le plus frappé, celui qui m'a laissé littéralement sans voix, c'est la comparaison entre l'ascension de Trump et celle... d'Hitler. Oui, c'est provocateur. Oui, c'est extrême. Mais Moore ne se contente pas de balancer l'affirmation. Il la construit méthodiquement, point par point, en montrant comment les mêmes mécanismes de manipulation, les mêmes peurs exacerbées, peuvent conduire au même résultat : l'émergence d'un leader autoritaire, qui s'empare du pouvoir en jouant sur les faiblesses d'un peuple désabusé. C'est terrifiant de constater à quel point l'histoire peut se répéter. C'est encore plus terrifiant de réaliser qu'on n'a peut-être pas tiré les leçons du passé.
Must Read
Et puis, il y a les enfants de Flint, empoisonnés par l'eau contaminée. Leur souffrance, leur innocence bafouée. C'est indigne. C'est inacceptable. Et Moore le montre sans concession, sans filtre. Il te met le nez dedans, te force à regarder la réalité en face, même si elle est laide et douloureuse.
"Ce film n'est pas objectif. Il est subjectif. Il est partisan. Et il assume pleinement de l'être."
C'est peut-être ça, au fond, la force de Moore : son absence totale de neutralité. Il ne prétend pas être un observateur distant, un analyste impartial. Il prend position, il s'engage, il gueule sa colère. Et c'est contagieux. On a envie de gueuler avec lui. On a envie de se battre. On a envie de changer le monde.
![Fahrenheit 11/9 [2018] (2018) par Michael Moore](https://www.cinemaclock.com/images/580x326/19/fahrenheit-11-9-20187038.jpg)
Où le regarder ?
Bon, trêve de lyrisme. Concrètement, où trouver ce bijou (ou cette bombe, selon votre point de vue) ? Outre le fameux Uptobox (attention aux virus, soyons prudents !), le film est parfois disponible en streaming sur des plateformes comme FilmoTV ou VOD Orange. Malheureusement, l'offre légale est souvent fragmentée et peut varier selon les pays. N'hésitez pas à consulter les catalogues de vos services de VOD habituels.
Fahrenheit 11/9 n'est pas un film parfait. Il est parfois maladroit, parfois caricatural. Mais il est nécessaire. Il est un cri d'alarme, un appel à la vigilance, un rappel que la démocratie est fragile et qu'il faut la défendre chaque jour. Alors, oui, je l'aime. Je l'aime parce qu'il me secoue, parce qu'il me dérange, parce qu'il me force à réfléchir. Et, paradoxalement, parce qu'il me donne aussi un peu d'espoir. L'espoir que, peut-être, ensemble, on peut encore changer les choses.
