Game Of Throne S08ep3 Hd Vostfr
Amis, ennemis, frères et sœurs de cœur consumés par la même passion que moi, asseyez-vous. Approchez. Il faut qu'on parle. Il faut qu'on hurle, qu'on crache notre fiel (ou notre admiration extatique, ça dépendra de votre sensibilité) sur ce monument, ce cataclysme, ce... "The Long Night". Game of Thrones, saison 8, épisode 3. Le fameux. L'infâme, pour certains. Le chef-d'œuvre incompris, pour d'autres, dont je fais, avec une ferveur qui confine au fanatisme, partie.
On ne va pas se mentir, le visionnage initial, en VOSTFR, bien sûr (parce que la VF, on la réserve aux moments où l'on souhaite torturer un Lannister innocent), a été… chaotique. Entre le pitch noir absolu qui avalait littéralement l'écran, rendant certaines scènes aussi lisibles qu'un message codé en Braille sous une éclipse solaire, et la tension palpable qui aurait pu servir d'armure à Brienne de Torth, j'étais plus proche de la crise d'angoisse que de la contemplation sereine.
Et pourtant. Et pourtant, après le choc, après la sidération, après les 57 visionnages supplémentaires (oui, j'ai compté), j'ai compris. J'ai ressenti. J'ai compris que cet épisode n'était pas une simple bataille. C'était une expérience viscérale. Un plongeon abyssal dans la peur, le désespoir, mais aussi, et surtout, dans la résilience. Dans la capacité humaine (et non-humaine, après tout, on parle de dragons et de spectres) à se surpasser face à l'inéluctable.
Must Read
Comment oublier le silence glaçant qui précède la charge du Night King? Ce moment suspendu où l'on sent le poids de l'histoire, le poids de toutes les batailles perdues d'avance, le poids de la mort qui attend patiemment son heure? C'est là, dans ce silence absolu, que la musique de Ramin Djawadi atteint des sommets inégalés. Elle ne se contente pas d'accompagner l'action, elle la précède, elle la façonne, elle la transcende. Chaque note est une larme, une prière, un cri de guerre.
Le moment qui m'a définitivement converti?
Le murmure d'Arya. "Not today." Trois mots, une déferlante d'émotions. La petite Stark, celle qu'on a vue grandir, souffrir, apprendre à se battre, devenir une arme redoutable, elle se dresse face à la Mort en personne et lui cloue le bec avec une nonchalance glaçante. On pourra toujours ergoter sur la cohérence du plan, sur la facilité du geste... Mais l'impact émotionnel est indéniable. Ce moment, c'est la victoire de l'espoir sur le désespoir, de la lumière sur les ténèbres.

"Mais enfin, c'est trop sombre! On ne voit rien!"
Je comprends votre frustration, amis cinéphiles amateurs de plans léchés et de couleurs chatoyantes. Mais imaginez-vous un instant. Etes-vous réellement en train d'apprécier le paysage pendant que l'armée des morts vous court après? La laideur de la guerre, c'est ça. C'est le chaos, c'est la confusion, c'est l'obscurité. Et c'est dans cette obscurité que jaillit la lumière.

Et puis, avouons-le, le "dracarys" susurré par Daenerys, avant de se lancer dans la mêlée, ça donne quand même des frissons, non?
Alors oui, "The Long Night" est imparfait. Oui, il aurait pu être mieux éclairé. Oui, on peut discuter des choix scénaristiques. Mais pour moi, il reste un tour de force émotionnel, un moment de télévision qui restera gravé à jamais dans ma mémoire de spectateur. Un épisode qui m'a fait vibrer, frissonner, pleurer, et surtout, qui m'a rappelé pourquoi j'aime autant cette série (et pourquoi je suis prêt à pardonner ses quelques errements).

Où le regarder, me demandez-vous? Où le télécharger? Je ne cautionnerai jamais le piratage, bien sûr. Mais disons que certains services de streaming, moyennant un abonnement (tout à fait légal, bien entendu), proposent l'intégrale de Game of Thrones en VOSTFR et en HD. A bon entendeur...
Maintenant, excusez-moi, il faut que j'y retourne. J'ai rendez-vous avec Arya et un Night King qui a visiblement oublié de prendre ses vitamines.
