Gibassier Salon De Provence

Chers amis, parlons d'un sujet brûlant. Un sujet qui divise les familles, les amis, et même... les boulangers. Parlons du Gibassier de Salon-de-Provence.
Le Gibassier: Amour ou Hérésie?
Je sais, je sais, certains d'entre vous l'adorent. Vous voyez un Gibassier, vos yeux s'illuminent. Vous en parlez avec passion, comme s'il s'agissait d'une relique sacrée. Et bien... tant mieux pour vous! Vraiment!
Mais moi? Je vais vous confier un secret. Un secret que je n'ose pas toujours avouer en public. J'ai du mal avec le Gibassier.
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Voilà, c'est dit. Soulagement. Je peux enfin respirer.
Un Goût... Particulier
Ne me jetez pas de pierres! Je ne dis pas que c'est mauvais. Loin de là! Mais ce goût... cette odeur... c'est particulier, non?

Ce goût d'huile d'olive très prononcé, les notes d'anis... Pour moi, c'est un peu trop. C'est comme si Pagnol en personne avait décidé d'infuser un pain au soleil et aux cigales. C'est beau, c'est poétique... mais à avaler, c'est une autre histoire!
La Texture: Un Défi
Et puis, parlons de la texture. Ce n'est pas un pain moelleux et réconfortant. Non, non, non. Le Gibassier, c'est sec. Très sec. On dirait presque un biscuit de marin du XVIIIe siècle. Il faut le mastiquer, le mâcher, le ruminer... On a l'impression de faire du sport avec ses mâchoires.
Et attention aux miettes! Une fois que vous avez croqué dans un Gibassier, c'est l'apocalypse de miettes. Vous en retrouvez partout pendant des jours. Dans vos cheveux, dans votre sac, même dans vos rêves. C'est un peu comme si le Gibassier voulait vous hanter.

Et soyons honnêtes, tremper son Gibassier dans le café au lait pour le ramollir, c'est quand même un aveu de faiblesse, non?
Alors, Pourquoi?
Je me pose souvent la question: pourquoi le Gibassier est-il si populaire? Est-ce le côté traditionnel, l'attachement à la Provence, le souvenir des vacances d'été? Peut-être.

Ou peut-être que tout le monde fait semblant d'aimer le Gibassier par peur du jugement. On ne veut pas passer pour un hérétique gustatif.
Je ne suis pas contre les traditions. J'aime bien les traditions, même. Mais je crois qu'il est important d'être honnête avec soi-même. Si vous n'aimez pas le Gibassier, ce n'est pas grave. Vous avez le droit. Vous n'êtes pas seul(e)!
Et puis, il y a tellement d'autres bonnes choses à manger! Des croissants, des pains au chocolat, des tartes tropéziennes... La vie est trop courte pour manger des choses qu'on n'aime pas, juste pour faire plaisir à la galerie.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un Gibassier, regardez-le droit dans les yeux. Demandez-vous si vous l'aimez vraiment, sincèrement, profondément. Et si la réponse est non, n'ayez pas peur. Osez dire non au Gibassier. Vous vous sentirez tellement mieux!
Et si vous l'aimez... et bien, mangez-le. Mais laissez-moi tranquille avec mes croissants.
"Le Gibassier, c'est comme... le pastis. Soit on aime, soit on déteste!"
Mon avis? Disons que je suis plutôt thé glacé...
