Gto Scan Tome 1 Vf

Ah, GTO… le manga qui pue l'essence, la sueur et le règlement de comptes en deux temps trois mouvements. Et nous voilà, face à la VF, tome 1. Soyons honnêtes, tout de suite. C'est un peu comme la première fois que tu goûtes un camembert trop fait : ça surprend, ça pique, et t'es pas sûr d'aimer. Mais après, tu reviens. Pourquoi ? On va en parler.
Y a un truc avec les traductions de manga, non ? C'est un peu le Jurassic Park des mots. On prend un truc japonais, on le met dans une machine à remonter le temps (aka le traducteur), et on croise les doigts pour que ça ressemble encore à un dinosaure quand ça ressort. Et souvent, ça... ressemble à un dinosaure qui a passé un sale quart d'heure.
La Magie (ou pas) de la VF
La VF de GTO, c'est particulier. Disons que ça a une "personnalité". Genre, une personnalité très forte. Genre, une personnalité tellement forte que tu te demandes si le traducteur n'était pas en cure de désintox au saké pendant la traduction. J'exagère... un peu.
Must Read
On a tous nos petites manies, nos petits plaisirs coupables. Moi, j'avoue, j'aime bien quand la VF prend des libertés. Quand Onizuka sort des phrases qui n'auraient jamais pu être prononcées en japonais. Des trucs du genre : "Mais t'es complètement barge, ma couille!" Est-ce que c'est fidèle ? Absolument pas. Est-ce que c'est drôle ? Oh que oui.
Un Personnage… Intéressant
Parce que, soyons clairs, Onizuka n'est pas un personnage subtil. C'est un gros bourrin, un obsédé, un mec qui carbure à la testostérone et aux mauvaises idées. Du coup, la VF, elle en rajoute. Elle le rend encore plus caricatural. Et c'est là que ça devient intéressant. C'est tellement gros, tellement exagéré, que ça en devient presque de l'art. Enfin, de l'art... façon Pollock.

Je sais, je sais, certains puristes vont crier au scandale. "Il faut respecter l'œuvre originale ! La fidélité avant tout !" Blablabla. Okay, d'accord. Mais est-ce que c'est vraiment grave si Onizuka, dans la VF, devient une sorte de Jean-Claude Van Damme en survêtement et moto ? Je pose la question.
Parce qu'au fond, GTO, c'est pas Crime et Châtiment. C'est un manga fun, déjanté, qui parle d'adolescents en crise et d'un prof qui est encore plus en crise qu'eux. Alors, est-ce qu'on a vraiment besoin d'une traduction ultra-littérale pour apprécier l'histoire ? Pas sûr.

D'ailleurs, je me demande souvent ce que Toru Fujisawa, l'auteur, pense de toutes ces adaptations, ces traductions, ces interprétations. Est-ce qu'il se marre en voyant Onizuka se transformer en caricature ambulante ? Est-ce qu'il pleure en silence, en se demandant ce qu'il a bien pu faire pour mériter ça ? Mystère.
"La VF, c'est comme la pizza hawaïenne : soit t'aimes, soit tu détestes. Mais au moins, ça ne laisse personne indifférent."

Alors, oui, la VF du tome 1 de GTO, c'est daté. C'est parfois un peu lourd. C'est rarement subtil. Mais c'est aussi incroyablement drôle. C'est un peu comme revoir un vieux film des années 80 : tu sais que c'est kitsch, que les effets spéciaux sont pourris, mais tu te laisses prendre au jeu. Tu souris bêtement devant l'écran, en te souvenant du bon vieux temps. Et c'est ça, au fond, le pouvoir de la VF de GTO.
Et puis, soyons honnêtes, qui n'a jamais rêvé de baffer un proviseur en lui hurlant "Onizuka style !"? Hein ? Personne ? Bon, bah tant pis. Moi, oui.
