Page De Garde Dictee Et Histoire De L'arts
Ah, la page de garde de dictée… Ce moment crucial de notre vie scolaire, un peu comme choisir sa tenue pour un premier rendez-vous (sauf qu'au lieu de draguer, on essaye de ne pas faire 15 fautes d'orthographe). On y mettait autant d'application que si notre avenir en dépendait. Et l'histoire de l'art dans tout ça ? Elle pointait le bout de son nez, discrètement, espérant échapper aux dictées assassines.
C'était bien plus qu’une simple page. C'était une affirmation, un espace d'expression, une mini-galerie d'art avant l'heure ! Souvent, l’inspiration nous venait... de nulle part. On empruntait (gentiment, hein) des marqueurs à nos camarades, on gribouillait des motifs abstraits qui, soyons honnêtes, ressemblaient plus à des traces de feutres qu'à du Kandinsky. Mais bon, l'intention était là!
Le Choix Cornélien : titre original ou sobriété ?
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Le titre, parlons-en ! Allait-on opter pour le classique "Dictée n°3" écrit à la va-vite, ou se lancer dans un chef-d'œuvre de calligraphie gothique avec des enluminures dignes du Moyen Âge ? (Enfin, dignes... disons, inspirées par le Moyen Âge, après un visionnage de Sacré Graal ! des Monty Python). C'était un vrai dilemme, un peu comme choisir entre Netflix et une soirée entre amis (bon, ok, on choisissait souvent Netflix).
Et l'histoire de l'art, me direz-vous ? Elle s’immisçait insidieusement. Qui n'a jamais essayé de reproduire (avec plus ou moins de succès) un Van Gogh sur sa page de garde ? Une nuit étoilée, c’est toujours du plus bel effet, même si la nôtre ressemblait plus à une tempête de neige dans un bocal à poissons rouges.

L'histoire de l'art, une source d'inspiration... et de plagiat discret !
Soyons honnêtes, l'histoire de l'art était surtout une source d'inspiration… disons, "empruntée". On feuilletait les manuels en espérant dénicher une image facile à reproduire. Un petit Mondrian par-ci, un soupçon de Magritte par-là… L'idée, c'était de donner l'impression d'être cultivé, tout en minimisant l'effort. Un peu comme prétendre avoir lu Guerre et Paix alors qu'on a juste regardé le résumé sur Wikipédia. Et qui n’a jamais été influencé par le style "Picasso" pour camoufler des erreurs dans son dessin ?

La page de garde de dictée, c'était un peu comme notre premier CV artistique. On y mettait nos espoirs, nos rêves, et surtout, l'espoir d'impressionner le professeur (et secrètement, d'éclipser la page de garde de Kevin, le premier de la classe). Et même si le résultat final n'était pas toujours digne du Louvre, on pouvait être fier du processus. On avait créé, on avait imaginé, on avait… au moins essayé de faire quelque chose de joli.
Plus qu'une dictée, une oeuvre d'art (presque).
Alors, la prochaine fois que vous tombez sur une vieille page de garde de dictée, ne la jetez pas ! Regardez-la attentivement. Vous y verrez peut-être une tentative maladroite de reproduction de Monet, ou un gribouillis informe inspiré par Pollock. Mais vous y verrez surtout un témoignage de votre créativité d'enfant, un souvenir de cette époque où l'art et l'orthographe se mélangeaient joyeusement (et parfois, de manière catastrophique). C'était notre façon d'ajouter une touche de couleur dans un monde rempli de règles de grammaire et de conjugaison. Et ça, c'est déjà une œuvre d'art en soi !
