The Promise Neverland 9 Vostfr

La saison 2 de The Promised Neverland, et plus particulièrement son épisode 9 "Vostfr" (sous-titré français), a laissé un goût amer à beaucoup de fans. Alors que la première saison avait su captiver grâce à son atmosphère oppressante, son intrigue ingénieuse et ses personnages attachants, cette seconde tentative s'est aventurée sur un chemin narratif plus... discuté.
Un Genre à la Croisée des Chemins... Mais qui s'égare ?
La première saison de The Promised Neverland excellait dans un mélange des genres : horreur psychologique, thriller et un soupçon de science-fiction dystopique. Elle suivait les règles du survival horror à la perfection, en les sublimant. On pense à des classiques comme Battle Royale ou Cube, où la survie est un jeu cruel régi par des règles impitoyables. La tension montait crescendo, les plans d'évasion étaient minutieux, et chaque personnage était confronté à des choix moraux cornéliens. On sentait le poids du désespoir, mais aussi la force de l'espoir.
Cependant, la saison 2, et cet épisode 9 en particulier, s'éloigne considérablement de cette formule gagnante. On observe un raccourcissement flagrant de l'arc narratif initialement développé dans le manga, avec des ellipses et des résolutions hâtives. Ce qui était une lutte ingénieuse et désespérée pour la survie se transforme en une narration plus simplifiée, voire expéditive. On perd cette oppression constante qui caractérisait la première saison, ce sentiment que la mort rôde à chaque instant.
Must Read
Innovation ou Dénaturation ?
Le désir d'innover est compréhensible, mais ici, l'innovation prend la forme d'un détournement de l'essence même de l'œuvre. L'épisode 9 cristallise les problèmes de la saison : des dialogues parfois maladroits, une résolution des conflits trop facile, et un manque de développement des nouveaux personnages. On sent une précipitation qui dénature l'ambiance et dilue l'impact émotionnel. On ne ressent plus autant l'attachement envers Emma, Ray et Norman, et leur quête perd de sa puissance.
L'horreur psychologique, qui était au cœur du récit, est reléguée au second plan. Les démons, autrefois des créatures terrifiantes et mystérieuses, deviennent des entités plus facilement compréhensibles, voire parfois même sympathiques. Ce changement de perspective n'est pas nécessairement mauvais en soi, mais il est réalisé de manière trop abrupte et manque de finesse.

Surprise et Déception
Oui, la saison 2 surprend, mais pas de la manière espérée. Elle surprend par sa capacité à s'éloigner de ce qui avait fait le succès de la première saison. Elle surprend par ses raccourcis narratifs et son manque d'ambition. L'épisode 9, en particulier, laisse un sentiment d'inachevé, comme si l'histoire avait été brusquement interrompue.
Est-ce qu'elle élève le genre ? Malheureusement, non. Elle ne propose pas de nouvelles perspectives ni de nouvelles techniques narratives. Elle se contente de suivre un chemin plus conventionnel, en sacrifiant l'originalité et la profondeur qui caractérisaient l'œuvre initiale.
The Promised Neverland : Saison 1 VF/VOSTFR | Tanigami
Où Regarder (avec Prudence)?
Malgré les critiques, certains fans souhaiteront tout de même visionner la saison 2 et se faire leur propre opinion. L'épisode 9 Vostfr, comme le reste de la saison, était disponible sur des plateformes de streaming légales comme Wakanim et Crunchyroll, bien que la disponibilité puisse varier selon les régions. Il est également possible de trouver des versions moins légales, mais cela est fortement déconseillé pour des raisons évidentes de droits d'auteur et de qualité. Le téléchargement illégal est une pratique à proscrire. Préférez toujours les sources officielles pour soutenir l'industrie de l'animation et garantir une expérience de visionnage optimale.
En conclusion, The Promised Neverland saison 2, et son épisode 9 Vostfr, représente une déception pour beaucoup. L'attrait initial pour un thriller horrifique intelligent a été sacrifié au profit d'une narration plus conventionnelle, laissant un goût amer et un sentiment d'opportunité manquée. Cependant, la première saison reste un chef-d'œuvre à (re)découvrir.

